"C'est à cause de ces pressions répétées que j'ai fini par lâcher le nom d'une de mes sources indirectes", a-t-il déclaré dans le JDD. "Je suis parvenu à protéger ma source principale, celle qui m'a remis le fameux document confidentiel", a-t-il cependant précisé.
"J'avais plusieurs sources dont une directe que j'ai réussi à protéger jusqu'au bout. La source ultime, ils ne l'ont pas. En revanche, ils avaient une petite idée, une petite liste sur les personnes" possibles, a-t-il par ailleurs déclaré sur France 5 lors de l'émission "Revu et corrigé".
Le journaliste a expliqué qu'il s'était vu confirmer le marché suivant lors de sa garde à vue par le sous-directeur de la DST, Gilles Gray, et le substitut du procureur: soit il donnait des noms, soit il était placé en détention provisoire. "Alors bien sûr que j'ai balancé un nom", a-t-il dit sur France 5 ému aux larmes.
Il s'est par ailleurs déclaré "abasourdi" dans le JDD que le procureur de la République de Paris doute de ses "graves révélations" et "défende spontanément ses subordonnés sans chercher à diligenter une enquête interne". "Cela me donne à penser qu'il s'agissait d'une démarche d'intimidation calculée et couverte par la hiérarchie", ajoute-t-il.
"Au delà de mon cas personnel, je m'interroge sur le droit à informer dans une démocratie moderne", indique-t-il.
Selon lui, l'article qu'il avait publié le 17 avril dans Le Monde démontrant que la France connaissait le danger d'une attaque terroriste aux Etats-Unis et en avait informé ce pays dès janvier 2001 "a géné les décideurs américains". "A Washington, on a pensé qu'il s'agissait non d'une véritable enquête journalistique mais d'une fuite organisé par un cabinet ministériel, comme c'est souvent le cas", a-t-il commenté dans le JDD. "Pour réparer cet incident, la solution est toute trouvée: casser les reins du journaliste et de ses sources", a-t-il écrit.
« Ils sont revenus avec une très grande confiance surtout Hatem qui a marqué pour sa première sélection avant de réussir une bonne rentrée mercredi. Il n'a pas beaucoup joué jusque-là en club, il montre tout son potentiel qu'il n'a pas encore utilisé à 100%, », confie Matthieu Bodmer. « Concernant Karim, il reste sur sa très bonne lancée. Ça ne peut que le conforter à travailler toujours plus, il sait qu'il sera récompensé de ses efforts. » S'il n'est pas surpris de la performance de ses joueurs (« Je les vois tous les jours à l'entraînement »), Alain Perrin préfère être plus mesuré. « Le football est un sport d'opposition, donc les performances sont toujours tributaires de la valeur de l'opposition, estime l'entraîneur lyonnais. Il faudrait les revoir dans un contexte différent et d'autres circonstances. » Sous entendu en Ligue des champions, où le bilan du duo cette saison est nettement moins reluisant. « On juge les meilleurs contre des équipes de valeur mondiale. Les Iles Féroé, c'est bien beau, mais c'est un niveau division d'honneur », insiste Perrin.
