mardi 11 décembre 2007

Liberté de la presse

Guillaume Dasquié chez Paul Amar

"C'est à cause de ces pressions répétées que j'ai fini par lâcher le nom d'une de mes sources indirectes", a-t-il déclaré dans le JDD. "Je suis parvenu à protéger ma source principale, celle qui m'a remis le fameux document confidentiel", a-t-il cependant précisé.

"J'avais plusieurs sources dont une directe que j'ai réussi à protéger jusqu'au bout. La source ultime, ils ne l'ont pas. En revanche, ils avaient une petite idée, une petite liste sur les personnes" possibles, a-t-il par ailleurs déclaré sur France 5 lors de l'émission "Revu et corrigé".

Le journaliste a expliqué qu'il s'était vu confirmer le marché suivant lors de sa garde à vue par le sous-directeur de la DST, Gilles Gray, et le substitut du procureur: soit il donnait des noms, soit il était placé en détention provisoire. "Alors bien sûr que j'ai balancé un nom", a-t-il dit sur France 5 ému aux larmes.

Il s'est par ailleurs déclaré "abasourdi" dans le JDD que le procureur de la République de Paris doute de ses "graves révélations" et "défende spontanément ses subordonnés sans chercher à diligenter une enquête interne". "Cela me donne à penser qu'il s'agissait d'une démarche d'intimidation calculée et couverte par la hiérarchie", ajoute-t-il.

"Au delà de mon cas personnel, je m'interroge sur le droit à informer dans une démocratie moderne", indique-t-il.

Selon lui, l'article qu'il avait publié le 17 avril dans Le Monde démontrant que la France connaissait le danger d'une attaque terroriste aux Etats-Unis et en avait informé ce pays dès janvier 2001 "a géné les décideurs américains". "A Washington, on a pensé qu'il s'agissait non d'une véritable enquête journalistique mais d'une fuite organisé par un cabinet ministériel, comme c'est souvent le cas", a-t-il commenté dans le JDD. "Pour réparer cet incident, la solution est toute trouvée: casser les reins du journaliste et de ses sources", a-t-il écrit.

samedi 20 octobre 2007

Le talent De Benzema et Ben Arfa

Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont marqué des points et les esprits ces derniers jours en Bleu, mais à Lyon, leur entraîneur a tendance à relativiser leurs performances.

« Ils sont revenus avec une très grande confiance surtout Hatem qui a marqué pour sa première sélection avant de réussir une bonne rentrée mercredi. Il n'a pas beaucoup joué jusque-là en club, il montre tout son potentiel qu'il n'a pas encore utilisé à 100%, », confie Matthieu Bodmer. « Concernant Karim, il reste sur sa très bonne lancée. Ça ne peut que le conforter à travailler toujours plus, il sait qu'il sera récompensé de ses efforts. » S'il n'est pas surpris de la performance de ses joueurs (« Je les vois tous les jours à l'entraînement »), Alain Perrin préfère être plus mesuré. « Le football est un sport d'opposition, donc les performances sont toujours tributaires de la valeur de l'opposition, estime l'entraîneur lyonnais. Il faudrait les revoir dans un contexte différent et d'autres circonstances. » Sous entendu en Ligue des champions, où le bilan du duo cette saison est nettement moins reluisant. « On juge les meilleurs contre des équipes de valeur mondiale. Les Iles Féroé, c'est bien beau, mais c'est un niveau division d'honneur », insiste Perrin.

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Humili(t)é

Un T et tout change. Que manque -t-il au XV de France? Talent, Tactique, Technique...

france rugbyPas de leader! Laporte a-t-il laissé la place aux leaders ( Elyssalde, Michalak, et d'autres)

Maso encore pour 4 ans!

je préfère penser que Sella prenne en charge cette responsabilité.

Laurent Benezech

Les Argentins ont fait une belle démonstration d'envie. Quand ils ont pris le score, ils ont commencé à jouer au ballon, nous renvoyant à des déclarations de certains Français qui leur avaient reproché de ne rien montrer dans le jeu. Au moins ils ont été humbles, exprimé de la passion durant toute la compétition. On peut leur tirer un grand coup de chapeau. Leur troisième place est méritée.

Michalak2  Cette Coupe du monde est un énorme fiasco pour l'équipe de France. C'est une évidence. la seule chose qui a tenu l'équipe c'est le travail de David Ellis, préparateur physique et spécialiste de la défense. C'est quand même très court pour prétendre au titre suprême.

On a un sélectionneur à mi-temps, un manager à moitié bénévole, comme les autres entraîneurs, et des soi-disant spécialistes que l'on fait venir à la petite semaine. C'est tout cela qui est à revoir. Une fois qu'une méthode et un budget seront mis en place, on pourra discuter des hommes alors que, comme d'habitude on met la charrue avant les boeufs, on commence à placer l'ami de tel ou tel ou untel sans résoudre les problèmes de fond

Olivier magne

J'ai l'impression que les joueurs ont lâché. Pas de prise en main, pas de leader dans la semaine pour réguler les événements avant cette rencontre. Vraiment une équipe livrée à elle-même. Je suis en effet le premier déçu.

chabal Passer d'un rugby ultra-tactique à un rugby ouvert avec des options radicalement différentes, ça ne s'invente pas. Si l'on ne l'a pas pratiqué des mois, des années à l'avance, on se retrouve un petit perdu, et on n'arrive pas à finir les actions. C'est ce qui s'est passé ce soir.

Il est clair que Bernard Laporte a voulu porter l'équipe. Je dis depuis le début qu'il est la seule star de cette équipe, mais que le problème c'est qu'il ne joue pas. Et que le choc du premier match aurait pu être salutaire. On aurait pu faire notre révolution, comme les Anglais après leur défaite contre les Sud-Africains. Malheureusement, nous n'avons pas eu les leaders. Ni la présence d'esprit au niveau du staff de laisser les joueurs se prendre en main. On a senti les joueurs toujours avec le frein à main, et peut-être ne pas se sentir avec la confiance de l'entraîneur. Il s'étaient en quelque sorte bridés. Cela a conduit à un groupe sans âme, sans projet commun.

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jeudi 18 octobre 2007

Michalak - réaction

«Avoir plus d'ambitions»

«Les consignes avant le match étaient de jouer dans le dos, par-dessus, puisqu'ils avaient un premier rideau très performant. Cette tactique était valable contre les All Blacks car on sait qu'ils sont dangereux et capables d'exploit derrière. Tandis que les Anglais, ils sont incapables de produire ces exploits-là. Maintenant, quand on décide de jouer ce doit être une décision collective. Or devant les gars étaient fatigués. Le match contre les Blacks nous a éprouvés physiquement et mentalement. Mais c'est vrai que lorsqu'on a joué, on a failli marquer

michalak_2 « Tactiquement, on est arrivés avec des choses trop voyantes. Cela fait un petit moment qu'on fait la même chose. Les joueurs auraient dû se prendre davantage en main pour proposer des choses, mais cela ne s'est pas fait. Quand je vois ce que fait Yannick Jauzion pendant quatre ans, c'est vraiment une plaque tournante de l'équipe de France et de Toulouse, c'est vraiment un grand joueur, il aurait fallu s'appuyer sur des joueurs comme lui. C'était primordial pour faire évoluer l'équipe. C'est frustrant de ne pas gagner et de voir la qualité du groupe, il y a vraiment des joueurs de qualité dans ce groupe

«c'était aux joueurs de prendre les décisions et que sur le terrain, l'entraîneur ne comptait plus». Mais cette responsabilité ne s'étend peut-être pas au-delà du terrain et il faut pouvoir se responsabiliser : «On aurait dû élever notre niveau de jeu et avoir plus d'ambitions. Mais c'est difficile, le groupe a beaucoup tourné. Quand tu ne sais pas si tu vas jouer le week-end tout au long de la compétition, c'est difficile de mettre des choses en place.»

«On m'a beaucoup reproché le jeu au pied. Dès que je ne joue pas un coup de pied, je ne sais plus taper dans un ballon, c'est un peu une psychose. Mais est-ce que quelqu'un est venu en club pour essayer de rectifier ce qui n'allait pas ? C'est là qu'il faut un travail entre les clubs et l'équipe de France. Il faut que tout le monde avance dans le même sens. On ne peut pas reprocher à quelqu'un ce genre de choses si personne ne vient l'aider. Je veux bien avancer et essayer de progresser. C'est pour cela que je suis obligé de m'exiler. Je sais que là-bas il y a des structures faites pour évoluer et je suis sûr que j'évoluerai. »

FIAC - Foire internation d'art contemporain de Paris

art contemporain à Paris
clipped from www.fiacparis.com

La 34ème édition de la FIAC se tiendra au coeur de Paris, au Grand Palais et dans la Cour Carrée du Louvre, du 18 au 22 octobre 2007.

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lundi 15 octobre 2007

Castaigneide


«Quand vous examinez les qualités des joueurs, ce qu'ils ont fait dans ce Mondial contre l'Irlande et la Nouvelle-Zélande, il faut reconnaître que Laporte a commis l'erreur de faire jouer la France contre-nature».

Un peu plus loin, les mots se font tout aussi durs: «La France est morte en demi-finale mais elle n'a pas usé de toutes les armes à sa disposition parce que la tactique décidée avant le match s'est mise en travers du chemin des joueurs. Chaque bonne performance récente de la France a été obtenue quand on a permis aux joueurs de développer les aspects positifs de leur jeu. Pour nous, il est difficile d'entrer dans un match avec un plan de jeu stéréotypé».

C'est à l'acide que conclut l'actuel arrière des Saracens: «Il aurait fallu un homme courageux pour enlever plusieurs joueurs par rapport à l'équipe qui avait battu le favori du tournoi, mais la tactique a été pauvre».

dimanche 14 octobre 2007

A vouloir Jouer comme les anglais...

Pas d'attaque, pas d'imagination depuis le début. Une défense, rien qu'une très bonne défense. A ce jeu les anglais sont les maîtres.

Olivier Magne

"la défaite n'est pas le résultat du jeu, à mon sens médiocre, des Anglais mais surtout celui de la faiblesse des Français. Même s'ils ont fait un très bon début de match, montré de très bonnes choses avec de temps forts, s'ils ont perturbé la défense adverse, les Bleus n'ont pas été assez forts dans de nombreux domaines, notamment dans la libération du ballon, beaucoup trop lente pour profiter ensuite des espaces. Le ballon n'est jamais arrivé jusqu'à nos ailiers. On n'a donc pas pu profiter de leur vitesse. Ils ont ensuite complètement arrêté de jouer. C'est dommage parce que les Anglais n'ont pas été géniaux, loin de là. Ils ne se trouvaient pas sur le terrain. Seul leur collectif défensif était bien en place".

Laurent Benezech

"la mauvaise exploitation de ce groupe par le staff. A la fois parce qu'on a décidé une stratégie de jeu en demi-finale, qui est contraire à tout ce qu'on a fait précédemment. Quelle que soit la qualité des joueurs, ils ne peuvent pas répondre en trois jours de préparation à une demande de l'entraîneur. Toute la thérorie de "on gagne à trente", "il n'y a pas d'équipe-type", "on change toujours l'équipe"... sauf cette semaine, a rendu la tâche encore plus difficile aux joueurs. La semaine dernière, on nous avait expliqué que la stratégie bâtie pour battre les Néo-Zélandais était bien particulière, basée sur la défense et le jeu au pied. Alors soit on change de stratégie mais on change de joueurs, soit on garde les mêmes joueurs mais à ce moment-là il faut s'appuyer sur la même de stratégie. Je suis très triste pour les joueurs parce qu'il y avait une très grande qualité dans ce groupe. Il a seulement été mal géré".